Les Lignes

 Glossaires des lignes en Charente

*En une seule page, un récapitulatif de l'ensemble des différentes compagnies du réseau ferré charentais au début du siècle dernier. On y trouve les informations essentielles: des tableaux avec toutes lignes de chaque compagnies à voies standards (1.44 m) et idem pour les voies à écartement métrique. 

Ligne:
Appellation usuelle de la ligne avec entre parenthèse les premières gares des villes de passages dans le département, ainsi que la dernière gare. 

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Pour découvrir les lignes ferroviaires charentaises et accéder aux pages qui leur sont consacrées, consultez la rubrique LE RÉSEAU, où elles sont classées par compagnie.



Chronologie des lignes ferroviaires de Charente

Cette chronologie retrace l'évolution du réseau ferroviaire charentais, depuis l'ouverture des premières lignes au XIXe siècle jusqu'à la situation actuelle.

Elle rassemble les principales lignes à voie normale, mais aussi les réseaux à voie métrique, notamment les lignes exploitées par la CFD et les Chemins de fer économiques, dont le célèbre réseau du Petit Mairat.

Chaque barre représente la période d'exploitation d'une ligne. Sa position permet de situer sa création dans le temps, tandis que sa longueur illustre la durée de son activité. Les dates de fermeture mettent en évidence les transformations successives du réseau et la disparition progressive de nombreuses dessertes locales.

De la multiplication des lignes au XIXe siècle à la réduction du réseau au cours du XXe siècle, cette chronologie offre une lecture synthétique de plus d'un siècle et demi d'histoire ferroviaire en Charente.

Un document de synthèse pour mieux comprendre l'histoire du réseau et mesurer l'ampleur des changements qui l'ont façonné.


Chronologie des temps de fonctionnements des lignes de la Charente:

Deux grandes vagues de fermetures

La chronologie du réseau ferroviaire charentais fait apparaître deux grandes vagues de fermetures, séparées par près de quatre décennies.

La première, au début des années 1950, est particulièrement marquante. En quelques années, de nombreuses lignes disparaissent, parmi lesquelles les voies métriques du Petit Mairat et du Petit Rouillac, mais aussi plusieurs lignes secondaires du réseau classique. C'est tout un maillage ferroviaire de proximité qui s'efface, après avoir contribué pendant des décennies à relier les villes, les bourgs et les campagnes.

La seconde vague, à la fin des années 1980, touche un réseau déjà considérablement réduit. Les fermetures d'Angoulême–Nontron, de Roumazières–Le Vigeant, puis de Barbezieux–Saint-Mariens autour de 1990, marquent une nouvelle étape dans la contraction du réseau.

Ces deux périodes constituent les principales ruptures visibles sur le graphique. Elles racontent le passage progressif d'un réseau diversifié, au service de nombreux territoires, à un ensemble de lignes beaucoup plus limité. Quelques fermetures plus anciennes ou plus récentes, comme celle d'Angoulême–Limoges en 2018, rappellent toutefois que cette évolution ne s'est pas arrêtée à ces deux grandes vagues.

Derrière les dates et les traits qui s'interrompent, c'est toute une géographie des déplacements qui s'est transformée.



1. 1850–1914 — La conquête du territoire

Au XIXe siècle, l'arrivée du chemin de fer transforme progressivement la Charente. Les grandes lignes relient Angoulême aux principaux centres régionaux et nationaux, favorisant les déplacements, le commerce et le transport des marchandises.

À la fin du siècle, un nouveau réseau se développe : celui des chemins de fer secondaires à voie métrique. Moins coûteux à construire, ces petits trains desservent de nombreux bourgs et villages éloignés des grandes lignes. Le réseau CFD Angoulême–Rouillac ouvre en 1889, tandis que les Chemins de fer économiques développent leurs lignes au début du XXe siècle.



2. 1914–1939 — Les premières fragilités

La Première Guerre mondiale bouleverse les transports et l'économie. Après le conflit, le chemin de fer doit faire face à une concurrence croissante : automobiles, autocars et camions offrent de nouvelles possibilités de déplacement.

Les lignes secondaires, souvent lentes et coûteuses à exploiter, deviennent progressivement plus fragiles. Certaines ferment dès l'entre-deux-guerres, tandis que d'autres tentent de s'adapter en modernisant leur matériel ou leurs services.

Le réseau reste étendu, mais les premières disparitions annoncent une transformation profonde.



3. 1939–années 1950 — Le grand basculement

La Seconde Guerre mondiale désorganise les transports et fragilise davantage les réseaux. Après 1945, la reconstruction, l'évolution des modes de vie et la priorité croissante accordée à la route modifient durablement les choix de transport.

Les chemins de fer secondaires sont particulièrement touchés. Le réseau CFD des Charentes et Deux-Sèvres ferme en 1950, marquant la disparition de l'ensemble de ce réseau à voie métrique. Les lignes du Petit Mairat disparaissent également progressivement.

En quelques décennies, une grande partie du réseau rural construit autour du rail disparaît du paysage charentais.



4. Depuis les années 1950 — Un réseau profondément transformé

Les fermetures se poursuivent au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Plusieurs lignes à voie normale disparaissent à leur tour, tandis que les grands axes conservés assurent l'essentiel des relations ferroviaires restantes.

Aujourd'hui, les anciennes voies, les gares reconverties, les ponts et les maisons de garde-barrière témoignent encore de cette histoire. Certaines infrastructures ont été réutilisées, d'autres ont disparu sous la végétation ou ont été transformées.

La fermeture de la section charentaise de la ligne Angoulême–Limoges, en mars 2018, rappelle que l'histoire du réseau ne se limite pas au passé : certaines lignes historiques restent au cœur des enjeux actuels de mobilité.

Le réseau actuel n'est plus que l'héritier d'un maillage ferroviaire autrefois beaucoup plus dense.



De 1910 à 2026 : un réseau transformé
image de gauche : en bleu, les lignes à écartements standards, en Rouge les voies métriques.
image de droite : le réseau ferroviaire charentais encore en activité en 2026.

De 1910 à 2026 : un réseau ferroviaire profondément transformé

865 kilomètres de voies en 1910, contre seulement 172 kilomètres en 2026. En un peu plus d'un siècle, le paysage ferroviaire de la Charente a radicalement changé. Cette comparaison entre les deux cartes témoigne de l'ampleur du réseau qui desservait autrefois le département et de la profonde contraction qu'il a connue au fil des décennies.

Au début du XXe siècle, le chemin de fer irriguait le territoire jusque dans ses bourgs et ses campagnes. Les lignes à voie normale côtoyaient celles à voie métrique, permettant aux grandes compagnies comme aux réseaux secondaires de relier villes, villages et bassins d'activité. Ce maillage constituait un élément essentiel de la vie quotidienne et du développement économique local.

Aujourd'hui, les voies métriques ont totalement disparu du paysage ferroviaire charentais. Les fermetures successives ont fait disparaître une grande partie des lignes secondaires, tandis que le réseau encore en service se concentre désormais sur un nombre bien plus réduit d'axes.

La ligne Angoulême–Limoges, autrefois importante pour les relations entre les deux villes, est fermée depuis mars 2018, sans date de reprise prévue à ce jour. Elle symbolise les incertitudes qui pèsent encore sur certaines liaisons ferroviaires régionales.

Le changement se mesure aussi dans les gares. Le département ne compte plus que 9 gares proposant des arrêts de trains, dont 5 disposant encore de personnel, selon le décompte retenu pour cette comparaison.

De 865 à 172 kilomètres : le réseau a perdu près de 80 % de son étendue (116 km pour Ruffec - Parcoul, et 56 km pour Angoulême - Le Pérat). Derrière ces chiffres se dessinent des lignes oubliées, des gares fermées et des paysages autrefois rythmés par le passage des trains.

Ces deux cartes ne montrent donc pas seulement un réseau qui s'est réduit. Elles racontent aussi une part de l'histoire de la Charente, de ses échanges et de ses territoires. Les anciennes lignes restent une mémoire précieuse du patrimoine ferroviaire départemental, que cet atlas souhaite faire découvrir et préserver.


Les cartes des réseaux par compagnies férroviaires


Carte du réseau de la compagnie "Paris - Orléans" en 1911

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→ Ligne 1 : Paris-Bordeaux

→ Ligne 2 : Angoulême - Nontron

→ Ligne 3: Roumazières - Le Vigeant

→ Ligne 4: Magnac - Ribérac

→ Ligne 5: Parcoul/Médillac - Ribérac

→ Ligne 6: Ruffec - Roumazières


Carte du réseau de la compagnie de l'État en 1885

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→ Ligne 1 : Angoulême - Beillant

→ Ligne 2 : Châteauneuf-sur-Charente  - Saint-Mariens-Saint-Yzan

→ Ligne 3 : Angoulême - Limoges

→ Ligne 4 : Ruffec - Niort


Carte du réseau de la compagnie de Économiques en 1912

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Les 7 lignes des chemins de fer des économiques de Charente: 

→ Ligne 1 : Barbezieux - Chalais

→ Ligne 2 : Barbezieux - Cognac

→ Ligne 3 : Angoulême - Blanzac

→ Ligne 4 : Segonzac - Saint-Angeau

→ Ligne 5 : Barbezieux - Villebois-Lavalette

→ Ligne 6 : Angoulême - Confolens

→ Ligne 7 : Angoulême - Roumazières-Loubert


Carte du réseau de la compagnie de la C.F.D. en 1910

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Découvrir l'histoire de la ligne CFD Angoulême–Rouillac


Carte du réseau intégrale en 1910
(n'apparaît que par les cercles rouges,  que les gares recevant encore des arrêts voyageurs)

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