Histoire du Chemin de Fer

 

1827 — Les débuts du chemin de fer français

Inauguration de la ligne Saint-Étienne–Andrézieux, destinée au transport du charbon. Les wagons sont d'abord tirés par des chevaux.

1837 — Le train pour les voyageurs

Ouverture de la ligne Paris–Saint-Germain, première ligne française conçue pour le transport des voyageurs.

1838 — Création de la compagnie de la "P-O"

La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans est autorisée. Elle deviendra l'un des grands réseaux français, essentiel à l'histoire ferroviaire de la Charente.

1842 — La Loi Legrand - organiser le réseau ferroviaire

Une loi définit les grandes orientations du réseau national et le principe de collaboration entre l'État, les collectivités et les compagnies ferroviaires.

1852 — Le chemin de  fer arrive à Angoulême

Le 1er octobre 1852, le chemin de fer arrive à Angoulême avec l'ouverture de la section Angoulême–Bordeaux, construite par la Compagnie du Paris-Orléans (P.-O.). La ville est désormais reliée à Bordeaux par le rail, avant l'ouverture de la section Angoulême–Poitiers en juillet 1853, qui permet d'achever la liaison ferroviaire Paris–Bordeaux.

Cette arrivée marque une étape majeure dans l'histoire ferroviaire de la Charente. D'autres compagnies viendront ensuite compléter le réseau autour d'Angoulême.
(image : archives départementale)

👉 Pour en savoir plus : Angoulême et son patrimoine ferroviaire.


1853 — L'achèvement de la ligne  Paris-Bordeaux

L'ouverture du tronçon Poitiers–Angoulême permet d'assurer la liaison ferroviaire complète entre Paris et Bordeaux. Angoulême prend ainsi sa place sur un axe majeur du réseau national.

1879 — Le Plan Freycinet : Le chemin de fer dans les campagnes

La loi du 17 juillet 1879 prévoit un vaste programme de nouvelles lignes, afin de rapprocher les villes et les campagnes du chemin de fer. Elle favorise l'expansion du réseau secondaire.

1880-1900 — L'essor des chemins de fer secondaires

À la fin du XIXe siècle, le réseau ferroviaire français se développe rapidement. Le plan Freycinet de 1879 encourage la construction de nouvelles lignes afin de desservir les villes moyennes, les bourgs et les campagnes encore éloignés des grands axes.

Les compagnies de chemins de fer secondaires contribuent à cette expansion. En Charente, la Compagnie des chemins de fer départementaux (CFD) ouvre la ligne Angoulême–Rouillac en novembre 1889. Prolongée ensuite vers Matha, elle participe au développement des échanges et des déplacements locaux.

👉 Pour découvrir cette ligne : Le Petit Rouillac — la ligne CFD Angoulême–Rouillac.


 
1938 — Électrification de la ligne Paris - Bordeaux
L'électrification de la section Tours–Bordeaux s'achève en décembre. La ligne Paris–Bordeaux–Hendaye devient l'une des premières grandes radiales françaises entièrement électrifiées.


1938 — La SNCF entre en exploitation

Le 1er janvier 1938, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) entre officiellement en activité. Elle regroupe les grandes compagnies ferroviaires françaises et le Réseau de l’État au sein d’une organisation commune.

Cette nouvelle étape marque une profonde transformation du chemin de fer. En Charente, les trains continuent de desservir Angoulême et les grandes lignes, tandis que les petites lignes locales conservent leur rôle dans les déplacements quotidiens.

La même année, l’électrification progresse sur l’axe Paris–Bordeaux : la section Tours–Angoulême est mise sous tension en août, puis celle d’Angoulême–Bordeaux en décembre. La traction électrique permet d’améliorer les performances des trains sur cette grande ligne.

👉 Pour en savoir plus : L’histoire de la SNCF — site officiel


1939-1945 — Le chemin de fer dans la seconde guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le chemin de fer joue un rôle stratégique majeur. Sous l’Occupation, la SNCF doit poursuivre son activité dans des conditions difficiles, sous la surveillance des autorités allemandes. Les trains sont indispensables au transport des voyageurs et des marchandises, mais le réseau est également utilisé à des fins militaires.

De nombreux cheminots choisissent de s’engager dans la Résistance. Ils transmettent des renseignements et participent à des actions de sabotage destinées à perturber les transports allemands. Ces engagements exposent certains d’entre eux à l’arrestation, à la déportation ou à la mort.

En Charente, l’année 1944 est particulièrement marquante. Angoulême subit des bombardements, notamment dans le quartier de la gare, avant la Libération de la ville le 31 août 1944 grâce à l’action de la Résistance locale.

La guerre laisse des traces profondes dans le réseau ferroviaire : voies endommagées, installations détruites et circulation perturbée. La reconstruction devient alors une priorité.

👉 Pour aller plus loin : Les archives de la SNCF sur la période 1939–1945.


1945-1960 — Reconstruire et moderniser le réseau ferroviaire

À la Libération, le chemin de fer français doit se relever des destructions provoquées par la guerre. Les voies, les ponts, les gares et les installations ferroviaires ont subi de nombreux dégâts. La remise en état du réseau devient une priorité pour rétablir les transports de voyageurs et de marchandises.

Au cours des années 1950, la SNCF poursuit la modernisation de ses services. Les locomotives à vapeur côtoient désormais des autorails plus modernes, qui permettent d’assurer les dessertes voyageurs avec davantage de souplesse.

En Charente, la gare d’Angoulême reste un point essentiel du réseau ferroviaire régional. Les nouveaux matériels illustrent l’évolution progressive des trains, tandis que de nombreuses petites lignes secondaires commencent à rencontrer des difficultés face à la concurrence croissante de la route.

Cette période marque ainsi une transition entre le chemin de fer traditionnel et un réseau en pleine transformation.

(photo: musée Cheminot Ambérieu en Bugey)

👉 Pour découvrir l’histoire ferroviaire d’Angoulême : Angoulême et son patrimoine ferroviaire.



1950-1970 — Modernisation et recul des petites lignes

La traction électrique et les autorails se développent, tandis que de nombreuses lignes secondaires perdent leurs voyageurs ou ferment.

1981 — Le TGV entre en service

La première ligne à grande vitesse française ouvre entre Paris et Lyon, marquant une nouvelle étape dans l'histoire du transport ferroviaire. 

1987 — Naissance des services T.E.R

Les services express régionaux renforcent la place du transport régional et la coopération entre la SNCF et les régions.